392 593 visites 9 visiteurs

Made in Hand : Massy, pas comme les autres

28 août 2017 - 11:56

Surprenant promu, Massy compte exister en Lidl Starligue en se démarquant des expériences de ses prédécesseurs montés dans l’élite à l’issue des play-offs.

A Massy, on aime cultiver la différence. Dans cette ville de la région parisienne de près de 50 000 habitants, située à une quinzaine de kilomètres des portes de la capitale, fleurissent les champions. De rugby, d’où sont issus des joueurs qui ont fait le bonheur du XV de France, mais aussi de handball. Olivier Girault, ancien capitaine de l’équipe de France, en est l’ambassadeur emblématique. Grâce à l’excellence de sa formation, le MEHB a déjà connu l’élite du hand français, quatre saisons durant lesquelles les Massicois ont évolué en première division dans les années 90. Mais leur retour à ce niveau, acté au printemps dernier à l’issue d‘un scénario assez miraculeux face à Chartres, n’était pas vraiment attendu.

« La montée n’était pas programmée, on peut le dire », concède volontiers Tarik Hayatoune, le nouveau coach de la formation essonnienne. « Massy avait l’avant-dernier budget de Proligue », rappelle celui qui a succédé sur le banc à Benjamin Braux dont le départ vers Tremblay avait été entériné dès le mois de mars. Après s’être invité dans la cour des grands sur le terrain, les dirigeants massicois, le président Gilles Desgrolard en tête, se sont activés en coulisses pour répondre aux exigences de la Ligue nationale de handball. Le budget du club a presque doublé en deux mois, passant de 1 million à 1,8 million d’euros. Le problème de la salle – laquelle devrait être agrandie en 2018 -, devrait en partie être réglé avec la délocalisation de certaines affiches, possiblement dans le Grand Dôme de Villebon, ville voisine.

Saran, un exemple à suivre

Malgré l’urgence dans laquelle le club s’est retrouvé après cette montée surprise, le recrutement effectué durant l’intersaison donne des gages de garantie. « On a surtout voulu prendre des joueurs qui connaissaient le niveau de jeu de la Lidl Starligue, confie Tarik Hayatoune. Ibrahima Sall (ex-Cesson), Thomas Bauer (ex-Aix-en-Provence) et Samir Bellahcene (ex-Montpellier) répondent à ce critère. Quant à Patryk Walczak (ex-Kielce), il connaît le handball français pour avoir affronté ses meilleures équipes en Ligue des champions. » Welsau Bungué (ex-Amiens), Mirko Herceg (ex-Naxe) et Jules Portet (ex-Besançon) sont les autres renforts d’une équipe qui a principalement perdu son maître à joueur Luc Steins, lui aussi parti du côté de Tremblay.

Après trois semaines de travail en commun, principalement axé sur le travail physique, Massy, qui sort tout juste d’un stage de cinq jours à Dinard (Côtes-d’Armor) où le jeu en lui-même, notamment l’approche défensive, a repris ses droits, semble savoir où il veut aller. « Depuis que le système de play-offs existe en deuxième division (depuis la saison 2011-2012, ndlr), jamais l’équipe promue par cette voie-là n’est parvenue à se maintenir, explique Tarik Hayatoune. On a donc tout étudié de ces équipes et on va essayer de faire tout l’inverse. A tous les niveaux, dans la manière de construire le groupe, l’approche de la saison, l’approche des matchs… On ne veut pas partir du principe qu’on a mathématiquement 0% chance de se maintenir, ce qui est statistiquement vrai, mais plutôt se dire qu’on a 100% de chances d’être la première équipe issue des play-offs de deuxième division à obtenir son maintien dans l’élite. »

En provenance d’Amiens, le nouveau coach , qui a déjà goûté à l’élite en tant qu’adjoint à Billère – « une saison galère puisque nous n’avions pas gagné un seul match » – revendique la différence. Dans ce contexte, il n’est pas surprenant que Saran l’inspire tout particulièrement. « Saran a osé des choses, bousculé la hiérarchie, réussi à faire un recrutement que personne n’aurait imaginé possible avec des joueurs comme Anic ou Rodriguez. C’est un exemple à suivre en terme de philosophie. » Petit Poucet à son tour d’un championnat de France de plus en plus relevé, le MEHB espère lui aussi se démarquer de la concurrence pour exister dans un monde qu‘il va redécouvrir presque vingt ans après. Avec la réception de Nantes dès la première journée de Lidl Starligue le 13 septembre, laquelle sera suivie d’un déplacement à Paris une semaine plus tard, Massy saura très vite à quoi s’attendre.

Retrouvez l'intégralité de l'article sur Made in Hand en cliquant-ici

Commentaires