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Retour sur la situation du MEHB après 19 journées

29 mars 2018 - 17:58

Cesson gagne enfin chez lui, dans un match ô combien important face à Massy (28-23). Les Bretons respirent et se rapprochent d’un maintien qui devient de plus en plus hypothétique pour le MEHB.

« Ça fait du bien ! Le clapping avec tous les supporters à la fin… L’ambiance était vraiment incroyable durant le match, donc c’est vraiment cool de gagner ici, ça fait aussi du bien pour les supporters. » Simon Oomsdécouvre les victoires à domicile avec Cesson. Les Irréductibles n’avaient pas gagné chez eux de la saison. Il fallait remonter à plus d’un an pour retrouver une victoire cessonnaise au Palais des Sports, un temps où le pivot belge n’évoluait pas en France. Là, il va pouvoir profiter de la mini-trêve pour prendre une pause de quelques jours chez lui. Avec le sentiment du devoir accompli, après avoir gagné un match crucial pour le maintien face à Massy, qui reste relégable et se rapproche doucement d’être relégué.

CESSON PREND LE MATCH EN MAINS

L’équipe d’Ooms prend le dessus dès l’entame. Sylvain Hochet – que son entraîneur Yérime Sylla verrait bien être appelé en équipe de France, comme il l’a déclaré cette semaine à Ouest-France – claque deux buts coup sur coup pour le premier écart de trois buts pour Cesson (4-1, 6′). Massy perd des ballons et souffre en défense, Samir Bellahcène n’arrête pas de tir en début de rencontre. « Au départ, on a joué petit bras en attaque, avec beaucoup d’incertitude et de manque de fluidité, regrette Tarik Hayatoune, le coach massicois, obligé de poser son temps-mort au bout de 9 minutes (7-2, 9′). On manquait d’agressivité défensive. On pensait être prêts mentalement, mais on n’a pas su mettre le curseur au bon niveau. »

Cesson domine alors carrément le match. Sa défense, avec Frédéric Beauregard en chef-d’orchestre, gagne beaucoup de duels et récupère plusieurs ballons, ensuite exploités en contre. L’assise défensive est là, mais l’attaque suit aussi. Florian Delecroix est à l’aise aux côtés d’Allan Villeminot, auteur d’une très bonne première période. Il marque plusieurs buts importants et rentre ses 7 mètres, dont celui qui permet à Cesson de passer à sept buts d’avance (13-6, 22′). Après le deuxième temps-mort d’Hayatoune (24′), Villeminot marque à nouveau un penalty pour donner le plus gros écart du match à Cesson (15-7, 25′).

LE COME-BACK MASSICOIS

Puis, d’un coup, plus rien côté cessonnais. Les Bretons font une fin de première période totalement blanche, alors que Massy joue crânement sa chance. « On a dû se sentir un peu plus libérés, parce que quand la victoire s’échappe au bout de 15-20 minutes, on se dit que de toute façon il faut mettre toute l’énergie possible », analyse Hayatoune. Les rotations opérées par Sylla à ce moment expliquent aussi le coup de moins bien. Emmené par son capitaine Johann Caron, qui marque trois fois dans les cinq dernières minutes (7 au total, meilleur buteur du match), Massy claque un 6-0 et revient dans le match à la mi-temps (15-13, 30′). « J’étais content que la 30e minute arrive pour retourner dans le vestiaire et recaler tout ça », souffle le coach breton.

CESSON LIBÉRÉ DANS LE DERNIER QUART D’HEURE

Au retour des vestiaires, même si Delecroix fait bien rentrer son équipe avec deux nouveaux buts (6 au total) et permet à Cesson de reprendre quatre buts d’avance (17-13, 32′), Massy joue avec une défense agressive, gratte quelques ballons et profite d’un temps fort de son gardien. On avait vu Samir Bellahcène, qui a sorti son premier arrêt à la 13e minute, monter en puissance en fin de première période. Son début de deuxième est très costaud. Avec un Arber Qerimi peu inspiré à la mène, les locaux peinent en attaque. Et heureusement pour eux que Kevin Bonnefoi sort les arrêts qu’il faut au bon moment, car Massy, revenu à un but (17-16, 36′), est alors très menaçant.

La clé se trouve cependant toujours en défense. Si Cesson l’emporte, c’est bien grâce à une défense qui a été décisive à ce moment crucial de la partie. L’attaque de Massy s’enraie, n’arrive pas à marquer ses penaltys (2 repoussés par Jef Lettens, un par la barre) et la formule à sept de Sylla finit par fonctionner. Cesson repasse à +4 (20-16, 43′), rétrograde en infériorité numérique (20-18, 44′) avant que Simon Ooms, aligné en deuxième pivot à côté de Matthieu Lanfranchi, marque deux buts de suite pour permettre à Cesson de prendre de nouveau le large (23-18, 48′). Tarik Hayatoune joue sa dernière carte en se mettant lui aussi à jouer à sept, mais le succès est moins probant. « Notre première mi-temps nous coûte très cher, parce qu’on met beaucoup d’énergie pour pouvoir revenir avant la mi-temps, et je pense qu’on le paie sur la deuxième mi-temps, avec nos pertes de balle sur le jeu à 7 », souligne Ibrahima Sall, qui retrouvait le Palais des Sports où il a joué les deux dernières saisons, où il a été peu en réussite avec un shoot rentré sur trois (5/15). En effet, ce manque de lucidité massicois donne des pertes de balle, et trois buts cessonnais de suite dans un but déserté scellent définitivement le sort du match (26-19, 53′). Comme s’il avait hésité à jubiler, le public finit par se lever pour saluer la prestation de ses joueurs, auteurs d’une prestation collective aboutie (28-23).

 

MASSY SE RAPPROCHE DE LA PROLIGUE

De leur côté, les Essonniens ont grillé une nouvelle opportunité pour continuer à rêver au maintien. Désormais six points derrière Cesson et Ivry, le MEHB n’a plus que sept matchs pour réussir à remonter la pente. Tarik Hayatoune est lucide sur la situation de son équipe : « Il y a l’aspect mathématique, où on peut dire qu’il faut gagner trois matchs et demi de plus que Cesson ou Tremblay pour revenir dans la course. Maintenant, il faut être objectif : sur sept matchs, gagner trois matchs et demi de plus que Cesson, sachant que je vois Cesson en gagner au moins un, ça voudrait dire gagner quatre matchs et demi en tout, sur sept. C’est déjà ce qu’on n’a pas réussi à faire sur le reste de la saison. Il faudra voir avec Tremblay, mais on n’a pas le goal-average particulier non plus sur Tremblay. » Et l’entraîneur de tenir un discours typique d’une équipe qui n’a plus grand-chose à jouer : « On a la chance de jouer des matchs décisifs pour le maintien. Les années précédentes, les équipes montées après les play-offs n’avaient pas eu cette chance. On a poussé l’espoir jusqu’à ce qu’on pouvait, malheureusement on n’a pas réussi. Maintenant, il faut continuer à bien vivre humainement jusqu’à la fin. On sait aussi qu’il n’y a pas de vérité dans ce championnat. » Pour faire mentir le destin, Massy a 15 jours pour préparer un coup à domicile, face à Saint-Raphaël. « C’est encore possible, même si ce serait plus qu’un exploit. On est déçus, mais si on est déçu, ça veut aussi dire qu’on aurait pu le faire. »

Pour retrouver l'article en entier de Mickaël Georgeault cliquez ici. 

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